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	<title>Opinion Archives - People&#039;s Press</title>
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	<description>L&#039;actualité de l&#039;île Maurice</description>
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	<title>Opinion Archives - People&#039;s Press</title>
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		<title>[Opinion] Paul Bérenger, le port et l’avenir de Port-Louis : repères historiques et interrogations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Malherbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:38:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Figure majeure de la vie politique mauricienne depuis la fin des années 1960, Paul Bérenger s’est d’abord imposé comme un intellectuel et militant de gauche, engagé dans les luttes sociales et ouvrières. Cofondateur du Mouvement Militant Mauricien, il a contribué, dans les années 1970, à faire émerger un discours centré sur la justice sociale, la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Figure majeure de la vie politique mauricienne depuis la fin des années 1960, Paul Bérenger s’est d’abord imposé comme un intellectuel et militant de gauche, engagé dans les luttes sociales et ouvrières. Cofondateur du Mouvement Militant Mauricien, il a contribué, dans les années 1970, à faire émerger un discours centré sur la justice sociale, la dignité du travail et la remise en cause des rentes héritées du passé colonial.</p>
<p>À cette époque, le port de Port-Louis constitue l’un des principaux foyers de tension sociale du pays. La manutention portuaire est assurée par des opérateurs privés , Taylor Smith, D’Hotman &amp; Sons et Desmarais Brothers , dans un système marqué par l’embauche journalière, l’absence de statut, des salaires irréguliers et des conditions de sécurité précaires. Les dockers s’organisent alors dans des luttes répétées pour la reconnaissance professionnelle, la stabilité de l’emploi et la dignité du travail.</p>
<p>C’est dans ce contexte qu’émerge la General Workers Federation, fédération syndicale combative, proche idéologiquement du MMM. Paul Bérenger y joue un rôle politique et idéologique central, portant les revendications ouvrières dans l’espace public et contribuant à faire de la question portuaire un enjeu national.</p>
<p>En 1983, face à l’instabilité chronique du port et à l’échec manifeste du modèle privé de manutention, l’État intervient et crée la Cargo Handling Corporation Ltd. Cette réforme majeure est conduite sous le gouvernement de Sir Anerood Jugnauth, alors Premier ministre, tandis que le MMM se trouve dans l’opposition. Elle marque un tournant décisif : stabilisation de l’emploi, professionnalisation des opérations et apaisement durable des relations sociales. Elle constitue l’aboutissement direct de plusieurs années de luttes des dockers et d’un compromis social forgé dans la douleur.</p>
<p>Dans les années qui suivent, Paul Bérenger demeure associé aux débats relatifs aux conditions d’emploi et aux acquis sociaux des travailleurs portuaires, contribuant à ancrer l’idée que la stabilité du port repose sur des équilibres sociaux solides.</p>
<p>C’est précisément à la lumière de cette histoire que la situation actuelle interpelle. Voir aujourd’hui Paul Bérenger, dans le cadre de son mandat de Deputy Prime Minister, entrevoir des scénarios susceptibles de placer les employés de la CHCL sous le contrôle de capitaux privés ,et possiblement étrangers ,soulève une question fondamentale , que deviendront les conditions de travail, les acquis sociaux, l’ancienneté et le temps de service des employés si ces opérations venaient à être confiées à de nouveaux opérateurs privés ? Un tel débat ne saurait être mené sans les travailleurs concernés ni sans leurs représentants syndicaux.</p>
<p>Cette interrogation prend une dimension supplémentaire lorsqu’on observe l’appétit croissant des grandes lignes maritimes, notamment MSC et Maersk, pour la possession et le contrôle direct de terminaux à conteneurs à travers le monde. Ces armateurs ne se contentent plus d’être de simples clients des ports, ils cherchent à maîtriser l’ensemble de la chaîne logistique, du navire au quai, du quai à l’arrière-pays.</p>
<p>Dès lors, une question s’impose. Pourquoi pas Port-Louis ?</p>
<p>Situé sur un axe stratégique de l’océan Indien, déjà doté d’infrastructures portuaires mais qui nécessitent quand même une refonte en profondeur, le port mauricien pourrait logiquement susciter l’intérêt de ces géants mondiaux. L’existence éventuelle de lobbys cherchant à orienter l’avenir du port dans cette direction ne peut être écartée.</p>
<p>Il est vrai que la performance du terminal à conteneurs de Port-Louis n’a jamais été pleinement à la hauteur des ambitions affichées par Maurice. Les comparaisons régionales le rappellent régulièrement. La Réunion et Madagascar se classent souvent mieux que nous dans les rapports successifs de la Banque mondiale, notamment en matière d’efficacité logistique et de fluidité des opérations. Ce constat mérite d’être reconnu sans faux-semblants.</p>
<p>Mais une question demeure, essentielle et non négociable, cette quête de performance justifie-t-elle le sacrifice éventuel de nos compatriotes ? Faut-il, pour rattraper des classements internationaux, exposer les travailleurs portuaires à une remise en cause de leurs garanties, de leurs acquis et de leur stabilité, afin d’assouvir l’appétit toujours plus marqué des capitaux privés et/ou étrangers ?</p>
<p>Face à ce dilemme, une autre voie mérite pourtant d’être sérieusement explorée, avant toute remise en cause structurelle du modèle public. Pourquoi ne pas resserrer les liens entre les syndicats et la direction, plutôt que d’organiser leur contournement progressif ? Pourquoi ne pas créer de véritables bulles de communication avec les employés, des espaces réguliers de discussions où les préoccupations opérationnelles, sociales et humaines pourraient être analysées sans crispation ni méfiance ?</p>
<p>La performance ne naît pas uniquement des investissements lourds ou de l’entrée de capitaux privés. Elle naît aussi de la conscientisation des travailleurs, de leur compréhension des enjeux économiques, technologiques et concurrentiels auxquels le port est confronté. Un employé informé, respecté et associé aux objectifs de l’entreprise est plus enclin à adhérer au changement qu’un salarié placé devant le fait accompli.</p>
<p>Cela suppose également d’adoucir une culture du management, bien souvent perçue comme trop rigide, voire autoritaire, héritée d’une gouvernance verticale qui va à l’encontre d’une relation moderne, saine et prospère entre direction et travailleurs. L’autorité ne se renforce pas par la contrainte permanente, mais par la confiance, la reconnaissance et la capacité à embarquer les équipes dans une vision commune.</p>
<p>Plutôt que de considérer les syndicats comme un frein, pourquoi ne pas les reconnaître comme des partenaires sociaux incontournables, capables de relayer, d’expliquer et même de co-construire certaines réformes nécessaires ? L’histoire du port montre que chaque fois que le dialogue a été rompu, les tensions ont ressurgi, au détriment de la performance et de la stabilité.</p>
<p>Le port de Port-Louis n’est pas un simple terminal. Il est un outil stratégique, social et souverain. Moderniser est indispensable. Améliorer la performance est légitime. Mais réformer ne saurait signifier sacrifier ceux qui ont fait fonctionner le port pendant des décennies. Toute décision engageant son avenir mérite un débat national ouvert, transparent et inclusif , au bénéfice du pays et de ceux qui font vivre le port au quotidien.</p>
<p>Tout cela n’est qu’une question de volonté politique car, soyons honnêtes, le port est définitivement le parent pauvre de l’actuel gouvernement.</p>
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		<title>[Opinion] Ramgoolam-Bérenger : l’éternel duel!</title>
		<link>https://peoplepress.co/2026/01/11/opinion-ramgoolam-berenger-leternel-duel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Malherbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 12:43:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs mois, les relations entre Paul Bérenger et Navin Ramgoolam sont marquées par des tensions persistantes, malgré leur alliance au pouvoir au sein de l’Alliance du Changement. En décembre 2025, Paul Bérenger déclarait que 2026 serait une année décisive pour le MMM, un message perçu comme un avertissement politique clair. Début 2026, il a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs mois, les relations entre Paul Bérenger et Navin Ramgoolam sont marquées par des tensions persistantes, malgré leur alliance au pouvoir au sein de l’Alliance du Changement.</p>
<p>En décembre 2025, Paul Bérenger déclarait que 2026 serait une année décisive pour le MMM, un message perçu comme un avertissement politique clair. Début 2026, il a réitéré publiquement ses préoccupations en appelant à un « nouveau démarrage » de l’alliance gouvernementale, estimant que plusieurs dysfonctionnements internes, déjà signalés, n’avaient toujours pas été corrigés.</p>
<p>Ces tensions mettent en lumière une réalité plus profonde : l’Alliance du Changement apparaît de plus en plus comme une alliance dénaturée, dont l’objectif premier était avant tout d’écarter le MSM du pouvoir, plutôt que de bâtir un projet politique commun, structuré et durable. Construite sur une nécessité électorale, cette coalition a atteint son but immédiat, mais se heurte désormais à ses propres contradictions internes une fois l’adversaire politique neutralisé.</p>
<p>Les lignes de fracture portent essentiellement sur la gouvernance et l’exercice réel du pouvoir :</p>
<p>– la méthode et le rythme de prise de décision ;<br />
– la centralisation des arbitrages ;<br />
– les promesses électorales non tenues ;<br />
– la police et les questions de law and order ;<br />
– les nominations dans les institutions et organismes paraétatiques ;<br />
– le contrôle des leviers stratégiques, notamment le ministère des Finances ;<br />
– et la gestion du portefeuille du Port, également détenu par Navin Ramgoolam, dont l’absence quasi permanente sur ce dossier stratégique est de plus en plus relevée et questionnée.</p>
<p>Ce cumul de responsabilités, sans présence politique visible ni impulsion claire sur des secteurs aussi sensibles que les Finances, la police et le Port, alimente le sentiment d’un pouvoir excessivement centralisé mais insuffisamment incarné, renforçant le malaise au sein même de l’alliance et dans l’opinion publique.</p>
<p>À cela s’ajoute un passif politique lourd, hérité de l’échec de l’alliance PTr–MMM en 2014, autour du projet de Deuxième République rejeté par l’électorat. Cet épisode continue d’alimenter une méfiance structurelle entre les deux hommes, particulièrement dès lors qu’il est question du partage du pouvoir et de l’orientation des réformes institutionnelles.</p>
<p>Dans ce contexte, il devient légitime de qualifier l’actuel exécutif de gouvernement de transition ,non pas au sens constitutionnel, mais au sens politique. Un gouvernement mis en place pour clore une séquence, plus que pour en ouvrir clairement une nouvelle. L’alliance gouverne, mais peine à incarner une vision fédératrice à long terme, donnant le sentiment d’un pouvoir exercé davantage par défaut que par adhésion populaire profonde.</p>
<p>Cependant, toute cassure de l’Alliance du Changement ne serait pas sans conséquences. Elle pourrait entraîner une partie seulement des élus du MMM ,rien ne garantit que tous suivraient automatiquement leur leader , vers les bancs de l’opposition. Un tel basculement aurait pour effet de renforcer considérablement l’opposition parlementaire, en lui donnant davantage de moyens politiques et institutionnels pour faire émerger des dossiers sensibles restés jusqu’ici sans réponse, tout en accentuant la pression et l’embarras politique sur les rescapés de l’alliance au pouvoir.</p>
<p>Ainsi, derrière les appels à l’unité et à la stabilité, le discours de Paul Bérenger sur un « nouveau départ » révèle un bras de fer politique feutré mais réel avec Navin Ramgoolam. Une fois le MSM écarté, l’alliance se retrouve confrontée à une question centrale : était-elle conçue pour gouverner durablement ou uniquement pour gagner une élection ?</p>
<p>L’année 2026 apparaît dès lors comme un test de vérité : soit un rééquilibrage sincère donne un second souffle à l’alliance, soit elle confirme son caractère transitoire ,un gouvernement de passage, exposé à une opposition renforcée et plus offensive, en attendant que le pays trouve enfin un gouvernement digne de ce nom, capable d’incarner une vision claire, stable et rassembleuse pour Maurice.</p>
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		<title>Lettre ouverte d’Alain Malherbe à l’Attorney General</title>
		<link>https://peoplepress.co/2025/12/16/lettre-ouverte-dalain-malherbe-a-lattorney-general/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Malherbe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 08:37:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monsieur l’Attorney General République de Maurice Port-Louis Je vous écris en votre qualité constitutionnelle de principal conseiller juridique du Gouvernement et de garant de l’État de droit, au sujet de la non-divulgation persistante du rapport de la Cour d’enquête relative au drame du remorqueur Sir Gaëtan, qui a coûté la vie à quatre personnes. La [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monsieur l’Attorney General</strong><br />
<strong>République de Maurice</strong><br />
<strong>Port-Louis</strong></p>
<p>Je vous écris en votre qualité constitutionnelle de principal conseiller juridique du Gouvernement et de garant de l’État de droit, au sujet de la non-divulgation persistante du rapport de la Cour d’enquête relative au drame du remorqueur Sir Gaëtan, qui a coûté la vie à quatre personnes.</p>
<p>La présente démarche soulève une question de droit public, strictement limitée aux principes de responsabilité de l’exécutif, de transparence et de légalité administrative. Elle ne vise nullement à imputer une responsabilité pénale à quelque personne ou institution que ce soit, celle-ci relevant exclusivement du système de justice pénale.</p>
<p><strong>1. Éléments factuels non contestés</strong></p>
<p>Les faits suivants ne sont pas contestés. La Cour d’enquête relative au drame du Sir Gaëtan a été instituée le 4 septembre 2020. La Cour d’enquête a débuté ses travaux le 12 juillet 2021, les a achevés le 21 novembre 2021, et son rapport a été formellement remis à l’ancien Gouvernement le 22 mars 2022. Ce rapport n’a jamais été divulgué ni publié par le précédent Gouvernement. Un nouveau Gouvernement est entré en fonction en novembre 2024, à l’issue des élections générales. Durant la campagne électorale, la divulgation de rapports relatifs à des incidents graves impliquant des pertes humaines, y compris le rapport concernant le Sir Gaëtan, figurait parmi les engagements majeurs de l’Alliance du Changement, engagement qui a continué d’être publiquement affirmé après sa prise de pouvoir incontestée. À ce jour, soit environ une année après l’entrée en fonction du nouveau Gouvernement, le rapport de la Cour d’enquête demeure non divulgué, et aucune décision motivée expliquant cette non-divulgation n’a été rendue publique. Ces éléments sont objectifs, vérifiables et susceptibles de confirmation publique.</p>
<p><strong>2. Clarification des responsabilités institutionnelles</strong></p>
<p>Bien que la Mauritius Ports Authority (MPA) ait été impliquée dans le contexte opérationnel de l’incident et puisse être l’autorité d’origine de certains documents, il est établi que le rapport de la Court of Investigation a été soumis à l’Exécutif, que la décision de divulguer, publier ou retenir ce rapport relève du Bureau du Premier ministre, et que le Bureau du Premier ministre est le ministère de tutelle exerçant une autorité de supervision sur la Mauritius Ports Authority. La question soulevée concerne donc une décision et ou une omission persistante de l’Exécutif, et non des questions opérationnelles relevant d’un organisme statutaire.</p>
<p><strong>3. Nature précise de la problématique soulevée</strong></p>
<p>La présente lettre ne remet pas en cause les conclusions ou recommandations de la Cour d’enquête, la conduite de l’enquête elle-même, ni aucune décision de nature poursuivante ou pénale. Elle concerne exclusivement la persistance, sous le Gouvernement actuel, de l’absence de divulgation du rapport, ou à tout le moins l’absence de toute décision motivée et communiquée quant à sa divulgation, alors que ce rapport est en possession de l’Exécutif depuis mars 2022. Il s’agit d’une omission administrative actuelle et continue, et non d’un grief historique.</p>
<p><strong>4. Enjeux de droit public liés à la non-divulgation persistante</strong></p>
<p>En droit public, le pouvoir discrétionnaire de l’Exécutif doit être exercé, et non simplement conservé. Lorsqu’une enquête officielle est achevée, que plusieurs décès sont survenus dans un contexte impliquant des autorités publiques, que le rapport est détenu par le Gouvernement depuis plusieurs années, et que la transparence a été explicitement présentée comme un engagement public majeur durant une campagne électorale puis après l’accession au pouvoir, il naît une attente légitime, notamment pour les proches des victimes et pour le public, selon laquelle la question sera traitée dans un délai raisonnable et qu’une décision motivée sera prise et communiquée, qu’il s’agisse d’une divulgation, d’une divulgation partielle avec expurgations légales, ou d’un refus fondé en droit. Une période prolongée sans divulgation ni décision motivée est susceptible de constituer un retard excessif et un défaut d’exercice légal du pouvoir discrétionnaire.</p>
<p><strong>5. Importance de la transparence en cas de perte de vies humaines</strong></p>
<p>Lorsque des pertes humaines surviennent dans l’exercice de fonctions publiques, la transparence et la reddition de comptes sont essentielles à la confiance du public dans les institutions, à la protection du droit, et au respect dû aux familles des victimes. La divulgation des conclusions d’enquêtes officielles, sous réserve des limitations légales nécessaires, constitue un principe reconnu de bonne gouvernance.</p>
<p><strong>6. Préoccupations antérieurement exprimées quant à la composition de la Cour d’enquête</strong></p>
<p>À plusieurs reprises après l’achèvement des travaux de la Cour d’enquête, des préoccupations ont été exprimées concernant la composition de ladite Cour, notamment au regard des exigences d’indépendance institutionnelle et d’impartialité. Il a notamment été relevé que l’un des assesseurs nommés au sein de la Cour d’enquête était, à l’époque, employé de la Mauritius Shipping Corporation, société dans laquelle la Mauritius Ports Authority détient une participation. Ces observations ont été formulées sans prétendre statuer sur la validité du rapport, de ses conclusions ou de ses recommandations, mais afin de souligner des questions de proximité institutionnelle perçue qui, dans des affaires impliquant des pertes de vies humaines et des autorités publiques, appellent en principe une attention particulière. La non-divulgation persistante du rapport empêche toute appréciation éclairée quant à la manière dont ces préoccupations ont été abordées ou prises en compte, ce qui renforce d’autant plus la nécessité de transparence.</p>
<p><strong>7. Portée et limites de la présente démarche</strong></p>
<p>Pour éviter toute ambiguïté, la présente lettre ne vise aucune responsabilité pénale, elle ne cherche pas à orienter l’action du Directeur des poursuites publiques, et elle ne tend pas à se substituer au processus pénal. L’unique objectif poursuivi est la divulgation du rapport, ou à défaut, la communication d’une décision légale et motivée relative à cette divulgation. Cette démarche intervient après de nombreuses démarches et interpellations adressées au Premier ministre, lesquelles n’ont, à ce jour, conduit ni à la divulgation du rapport ni à la communication d’une décision motivée expliquant sa non-divulgation.</p>
<p><strong>8. Demande adressée au Procureur général</strong></p>
<p>Au regard de ce qui précède, je vous serais reconnaissant de bien vouloir, en votre qualité de Attorney General, prendre acte de la non-divulgation persistante du rapport de la Cour d’enquête, examiner si l’absence de toute décision motivée communiquée est compatible avec les exigences de la légalité et de la bonne gouvernance, et conseiller les autorités compétentes en conséquence, dans l’intérêt de la transparence, de la responsabilité publique et du respect de l’État de droit.</p>
<p><strong>9. Observation finale</strong></p>
<p>Face à cette absence persistante de décision et de communication, une question légitime se pose dans l’esprit des citoyens et des familles concernées. Comment comprendre qu’un rapport relatif à la perte de quatre vies humaines, achevé et remis aux autorités depuis plusieurs années, demeure sans suite publique, alors même que la transparence avait été érigée en engagement politique majeur ? Lorsqu’aucune réponse n’est apportée à la mémoire des disparus, quelle confiance les citoyens peuvent-ils raisonnablement placer dans la capacité des institutions à protéger les vivants ? Ces interrogations ne relèvent ni du procès d’intention ni de la polémique. Elles traduisent une attente fondamentale de respect, de responsabilité et de considération à l’égard de la vie humaine, valeurs qui devraient transcender toute autre contingence politique.</p>
<p>Je rends cette lettre publique dans un souci de transparence et d’engagement civique responsable.</p>
<p>Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Attorney Général, l’expression de ma considération distinguée.</p>
<p>Alain Malherbe<br />
Citoyen Dégoûté</p>
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		<title>Are Books Losing Their Importance in Society?</title>
		<link>https://peoplepress.co/2023/09/19/are-books-losing-their-importance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Dishali R]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 12:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Concerns about the declining value of books in our society are becoming increasingly widespread in a world dominated by screens and digital distractions. Traditional printed books, which were once the primary source of knowledge and amusement, face new challenges in a world where information is at our fingertips. While declaring the death of books is [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Concerns about the declining value of books in our society are becoming increasingly widespread in a world dominated by screens and digital distractions. Traditional printed books, which were once the primary source of knowledge and amusement, face new challenges in a world where information is at our fingertips. While declaring the death of books is premature, there are some compelling causes contributing to their perceived reduction in importance. The rise of digital technology is one of the most fundamental shifts. E-books, audiobooks, and online reading platforms have made it easier than ever to have access to literature without having to purchase physical copies. The ease of transporting a complete library on a tablet or e-reader has made digital forms enticing to many readers, particularly those who are always on the go.</p>
<p style="text-align: justify;">Additionally, the fall in reading for enjoyment, particularly among younger generations, is cause for concern. The attractiveness of short-form content, such as tweets, memes, and online articles, has contributed to a culture of rapid pleasure and speedy consumption. This shift has raised concerns about people&#8217;s capacity to engage in deep, continuous reading, which is sometimes required to fully comprehend the depth and complexity of texts. The educational landscape is also undergoing transformation. While books continue to play a role in formal education, digital resources, interactive learning platforms, and multimedia content are becoming more prevalent in classrooms. This shift raises questions about the future role of books in shaping young minds and fostering a love for reading.</p>
<p style="text-align: justify;">Despite these obstacles, it is critical to recognise that books are not losing their significance completely in society. They continue to be an important source of information as well as a repository of culture and history. Books provide a depth of insight and analysis that shorter, digital mediums cannot match. They offer a safe haven for people seeking peace, a means of learning different points of view, and a tool for promoting empathy and understanding.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Murvind Beetun : « Je ne peux pas me murer dans le silence face à ce qui s&#8217;est passé »</title>
		<link>https://peoplepress.co/2023/06/18/murvind-beetun-je-ne-peux-pas-me-murer-dans-le-silence-face-a-ce-qui-sest-passe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jun 2023 05:10:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup de choses sont dans l&#8217;air depuis vendredi. Il y a beaucoup de vérité. Même s&#8217;il y a des tentatives pour que je ne dise rien, je ne peux pas me murer dans le silence face à ce qui s&#8217;est passé. Pour moi, c&#8217;est trop grave. Des personnes ont tenté de m&#8217;agresser et m&#8217;ont menacé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Beaucoup de choses sont dans l&#8217;air depuis vendredi. Il y a beaucoup de vérité. Même s&#8217;il y a des tentatives pour que je ne dise rien, je ne peux pas me murer dans le silence face à ce qui s&#8217;est passé. Pour moi, c&#8217;est trop grave. Des personnes ont tenté de m&#8217;agresser et m&#8217;ont menacé lors d&#8217;une pause pendant l&#8217;émission aux alentours de 19 heures 10.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les faits</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant l&#8217;émission aux alentours de 19 heures 07, j&#8217;ai dû interrompre l&#8217;émission et couper l&#8217;antenne alors que les avocats de Monsieur Jagai ne respectaient pas les conditions établies pour leur présence dans le studio pour cette émission. Lors de cette pause, j&#8217;ai eu une altercation verbale avec les avocats et il a fallu l&#8217;intervention de mon directeur pour calmer la situation. L&#8217;émission était en suspens et j&#8217;ai quitté le studio pour aller prendre quelque chose à boire, histoire de me calmer et d&#8217;éventuellement reprendre l&#8217;émission avec l&#8217;ASP Jagai. En sortant du studio, il y avait plusieurs personnes. Je me rendais dans une petite cuisine juste à côté du studio et j&#8217;ai entendu quelqu&#8217;un dire &#8216;bisin kass so l****&#8217;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la petite cuisine, où j&#8217;allais prendre un café, des personnes m&#8217;ont suivies et se sont montrées menaçantes à mon égard. Deux personnes, qui seraient des membres de la SST, avaient même leurs mains presque sur mon visage. Ils n&#8217;appréçiaient pas les questions que je posais dans l&#8217;émission, faisant ainsi des menaces tout en m&#8217;injuriant. Un autre policier parlait aussi à haute voix et d&#8217;un ton ferme et menaçant. Une autre personne, qui n&#8217;est pas un policier et dont je ne comprends pas la présence sur place, s&#8217;est aussi manifestée. Il a fallu l&#8217;intervention de mon directeur pour que les choses se calment et j&#8217;ai aussi dit aux personnes concernées qu&#8217;il y avait des caméras de surveillance. La situation est malgré tout restée tendue.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai alors bu mon café et par la suite je suis retourné dans le studio. Sur place, j&#8217;ai dit aux avocats qu&#8217;il fallait qu&#8217;on se calme et respecter les conditions de leur présence dans le studio pour que l&#8217;émission reste civilisée. On s&#8217;est mis d&#8217;accord là-dessus et l&#8217;émission Radar Lepep a repris après une bonne dizaine de minutes de pause.</p>
<p style="text-align: justify;">Après mure réflexion, j&#8217;ai décidé de rendre public ce que j&#8217;ai subi aux alentours de 19 heures 10. Les images des caméras ne mentent pas. C&#8217;est trop grave. Si des gens peuvent, sur mon lieu de travail, se comporter d&#8217;une telle façon en tentant de m&#8217;agresser alors que l&#8217;émission n&#8217;est pas terminée, alors peuvent-ils faire en dehors, quand je ne travaille, où il n&#8217;y a pas de caméras? De quel droit peuvent ces personnes se permettre de me menacer sur mon lieu de travail?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui va garantir ma sécurité et celle de ma famille ? De plus, depuis jeudi, je suis sujet à des menaces à peine voilées avec certaines personnes qui pour des raisons obscures, veulent que cette affaire prenne une tournure communale. Je suis le seul responsable de ma sécurité et celle de ma famille. Même si tout a été fait pour me rassurer sur la sécurité de moi et celle de ma famille, je ne peux rien croire sur parole. D&#8217;où ma décision de rendre public un extrait de ce qui s&#8217;est passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Un aspect important: cet incident s&#8217;est produit à 19h10, alors que le sujet qui fait polémique est intervenu en fin d&#8217;émission après 21 heures alors que je n&#8217;ai même pas posé la question suite au refus de l&#8217;ASP Jagai de l&#8217;aborder et dont j&#8217;ai respecté le souhait.</p>
<p style="text-align: justify;">Je publie ces images sans l&#8217;accord de ma direction et je m&#8217;en excuse d&#8217;avance. Je me tiens prêt à subir d&#8217;éventuelles conséquences mais mes raisons sont claires. Ma sécurité et celle de ma famille sont prioritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les moments suivant la fin de l&#8217;émission ont aussi été très hostiles pour moi. Un journaliste ne peut pas subir des intimidations pour l&#8217;empêcher de faire son travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Que plusieurs personnes, qui ne sont pas des membres de la police ait pu pénétrer dans les locaux de la radio, cela est très grave. Je tiens à remercier mon directeur, Kris Kaunhye, qui dans des circonstances très difficiles, a gardé son calme et a assuré personnellement à ce que rien ne m&#8217;arrive. Si, rien de grave physiquement, ne me soit arrivé, je le dois à lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Le commissaire de police, Anil Kumar Dip, a aussi donné la garantie qu&#8217;il ferait tout pour ma sécurité et celle de ma famille. Rien qu&#8217;hier, soir samedi, il y a eu presqu&#8217;une dizaine de patrouilles policières de l&#8217;ERS, la DSU et le poste de police le plus proche de mon domicile, ce qui démontre que cette affaire est prise au sérieux. Pour cela, je remercie aussi le Commissaire de police.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai déposé une &#8216;precautionary measure&#8217; vendredi au CCID, accompagné de Me. Radhakissoon, dont les services avaient été retenus par la direction pour m&#8217;assister.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur avis légal, d&#8217;autres actions pourraient suivre. J&#8217;assume l&#8217;entière responsabilité de cette publication que j&#8217;écris en mon nom personnel et qui n&#8217;engage en aucun cas Top Fm.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vais répondre à aucun commentaire par rapport à cette publication. Merci et bon dimanche.</p>
<p>Murvind Beetun<br />
Dimanche 18 juin 2023.</p>
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		<title>Un reconfinement de mauvais augure!</title>
		<link>https://peoplepress.co/2021/03/12/un-reconfinement-de-mauvais-augure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Laridon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 16:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq minutes ! C&#8217;est le temps qu&#8217;a duré la conférence de presse du ministre des Finances hier, pour venir annoncer quelques mesurettes, sans même donner l&#8217;occasion à nos amis de la presse de poser des questions qui, semble-t-il, resteront pendant encore un bon bout de temps sans réponse. Ce qui laisse présager l&#8217;hypothèse que nous nous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cinq minutes ! C&#8217;est le temps qu&#8217;a duré la conférence de presse du ministre des Finances hier, pour venir annoncer quelques mesurettes, sans même donner l&#8217;occasion à nos amis de la presse de poser des questions qui, semble-t-il, resteront pendant encore un bon bout de temps sans réponse. Ce qui laisse présager l&#8217;hypothèse que nous nous sommes tellement bien engouffrés dans une situation gravissime que les membres du gouvernement n&#8217;osent même plus affronter les porte-voix de la population, c&#8217;est-à-dire les médias; Alors qu&#8217;il y a encore quelques jours, le gouvernement se vantait toujours qu&#8217;on soit &#8220;Covid Safe&#8221; ou même &#8220;Covid Free&#8221;. Vous vous rappellerez sûrement de la fameuse intervention du Premier ministre sur la chaîne de la BBC l&#8217;année dernière, quand il a été pris de court devant les questions de la journaliste britannique qui faisait état des critiques des Mauriciens sur le manque de promptitude à réagir face au désastre causé par le MV Wakashio dans le sud de l&#8217;île. Acculé devant ces questions auxquelles il ne s&#8217;attendait pas, surtout quand il lui a été demandé s&#8217;il ne serait pas judicieux de sa part de présenter des excuses au peuple mauricien, le voilà qui tenta de se justifier en citant l&#8217;exemple de la Covid-19.<em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cet argument au sujet de la gestion du Covid-19 a été utilisé à fond depuis le déconfinement. Il a même été un argument marketing fort, il faut l&#8217;admettre, pour encourager les touristes et les étrangers à reconsidérer l&#8217;île Maurice comme une destination phare; jusqu&#8217;à tout récemment, quand la population fut informé le vendredi 5 mars qu&#8217;il y avait trois nouveaux cas locaux de Covid-19 qui ont été recensés. Une situation qui interpella évidemment la population puisque nul ne savait jusqu&#8217;à présent comment est-ce que ces personnes avaient pu être contaminées. D&#8217;ailleurs, il faut se demander si c&#8217;était bel et bien un pur hasard ou simplement une précaution tournée en un exercice de communication quand le Premier ministre se faisait vacciner au Sir Harilall Vaghjee Hall le même jour, alors que l&#8217;on apprenait au même moment qu&#8217;il y avait des cas positifs locaux. Malgré cela, le chef du gouvernement disparu du circuit laissant non seulement la population, déjà angoissée et inquiète, dans l&#8217;attente d&#8217;une explication mais surtout la liberté aux pèlerins de se converger vers Grand-Bassin à leurs risques et périls et le soin aux associations socio-culturelles de prendre les décisions nécessaires, dont il nous faut ici saluer. Mais, mis à part le manque de transparence &#8211; qui devrait être un levier dans une telle situation, un autre sujet demeure une source d&#8217;inquiétude pour la population : notre économie. Que peut-il nous arriver de pire?</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait plus ou moins un an, à quelques jours près, que le pays est passé en mode confinement pour la première fois depuis l&#8217;avènement de la Covid-19. Il faut rappeler que nous étions en full lockdown pendant presque trois mois. C&#8217;est à dire trois mois durant lesquelles toute activité économique était au point mort; trois mois durant lesquelles les entrepreneurs étaient angoissés à l&#8217;idée de devoir mettre la clé sous la porte; trois mois durant lesquelles la population active, c&#8217;est à dire le &#8220;working population&#8221; craignait à ce qu&#8217;elle perde leur emploi; trois mois durant lesquelles l&#8217;île Maurice ne s&#8217;attendait qu&#8217;à une chose : le pire ! Et malheureusement, vu que le gouvernement ne s&#8217;était pas préparé à de telles éventualités, la pandémie nous a attaqué sur le coup et a mis notre économie à genoux; ce qui nous a plongés dans une récession économique, une crise dont on n&#8217;est toujours pas sorti. Ce qui fait craindre qu&#8217;un reconfinement, à peine un an après le premier lockdown, n&#8217;est définitivement pas de bon augure. Nous avons vu les conséquences dues au premier confinement de l&#8217;année dernière : pertes d&#8217;emplois, des petites et moyennes entreprises qui ont dû fermer, le secteur touristique sous respiration artificielle&#8230; Bref, il n&#8217;y a aucun doute qu&#8217;avec cette deuxième vague et un reconfinement total, nous nous dirigeons tout droit vers un crash économique. Pourquoi ? La raison, elle est très simple ! Nous n&#8217;avons pas eu un véritable plan de relance économique post Covid-19. D&#8217;ailleurs, les acteurs de l&#8217;économie par exemple, s&#8217;attendaient l&#8217;année dernière à ce que le budget 2020-2021 soit un budget qui allait poser les jalons pour une relance économique. Jusqu&#8217;à présent, tout ce que le gouvernement a proposé n&#8217;était que des placebos.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pays est dans un état d&#8217;urgence économique, vit sur la dette et emprunte pour financer les dépenses courantes. Sans un véritable plan concret et durable, le pays ne sortira pas de ce trou noir. Les conséquences économiques et sociales de la pandémie se propagent sur toute la planète. Dans ce contexte de grande incertitude que nous vivons depuis 2020, c&#8217;est un monde complètement différent qui nous attend et cela pour longtemps. Des millions de personnes vont probablement basculer dans l&#8217;extrême pauvreté en raison du Coronavirus, tandis que celles qui étaient déjà en dessous du seuil de pauvreté connaîtront des privations encore plus aiguës. Je vous laisse donc deviner la suite. Mais cela ne veut pas dire qu&#8217;il est impossible de limiter les dégâts !</p>
<p style="text-align: justify;">Déjà, la première chose qu&#8217;ils devaient faire depuis l&#8217;année dernière, c&#8217;était de rencontrer toutes les têtes pensantes de ce pays. Mettre les egos des uns et des autres de côté, réunir la crème de la crème du pays autour d&#8217;une table et passer en revue la situation. Plancher sur des idées économiques qui pourraient redonner du dynamisme sur le court terme, le moyen terme et sur le long terme. Commencer à réfléchir sur de nouveaux piliers de développement économique durable qui pourraient non seulement rapporter de l&#8217;argent au pays mais aussi créer de l&#8217;emploi.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;aube des 53 ans de notre indépendance, il faut dire que l&#8217;île Maurice s&#8217;est peu à peu imposée comme un modèle à suivre en matière de développement économique, de démocratie et de stabilité sociale depuis plus d&#8217;un demi-siècle. Nous avons su nous imposer comme un modèle sur le continent, balayant par la même occasion le pessimisme affiché par certains observateurs économique des années 60, puisque 50 ans plus tard, même Joseph Stiglitz, par exemple, prix nobel de l&#8217;économie, avait suggéré aux États-Unis de s&#8217;inspirer du destin miraculeux de l&#8217;île. La preuve qu&#8217;un petit bout de rocher en plein milieu de l&#8217;océan indien peut accomplir des choses extraordinaires. Quoi qu&#8217;il n&#8217;y ait pas eu de miracles mais tout simplement de bonnes politiques économiques. D&#8217;ailleurs, la dernière fois que l&#8217;île Maurice a expérimenté une telle crise économique de ce genre, c&#8217;était dans les années 80. Mais nous avons pu surmonter ces épreuves &#8220;with the right person at the right place&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, pour minimiser la casse, il faut tout simplement sortir de son petit cocon ou de sa petite bulle. Dialoguer avec les acteurs économiques mauriciens qui ont fait leur preuve, élargir le débat avec la population afin de comprendre les forces et les faiblesses de nos citoyens, et appeler les anciens dirigeants de ce pays autour d&#8217;une table afin de pouvoir proposer un vrai plan de relance économique, non seulement dans l&#8217;intérêt du pays, mais aussi pour la future génération, parce que notre avenir en dépend.</p>
<p><strong>Alexandre Laridon</strong></p>
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